Un champignon bien envahissant  1

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Des stellaires (Stellaria holostea) « normales » .

Lors d’une promenade en forêt je suis tombé sur un petit massif de stellaires (Stellaria holostea) en bordure d’un chemin. Jusque-là rien d’étonnant, il s’agit d’une plante tout à fait commune. Cependant un détail attire mon attention, certaines fleurs sont différentes des autres… Y-aurait-il deux espèces mélangées ? Je sors illico ma flore (mon livre pour identifier les plantes) et je m’attèle à la détermination de la stellaire inconnue. Mais là surprise, mon bouquin me dit qu’il s’agit bien de la même espèce alors qu’elle est visiblement différente ! C’est à n’y rien comprendre… Erreur de détermination de ma part, erreur dans le livre, variabilité à l’intérieur de l’espèce,… ? Les hypothèses se bousculent dans ma tête mais aucune n’est la bonne. Vous allez voir, la réponse est bien plus étrange et bien plus passionnante !

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Quelle est cette stellaire étrange ? Une deuxième espèce ? Malgré ces différences il s’agit toujours de Stellaria holostea.

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Des guêpes assoiffées  0

Cet été, bien au frais entre les murs de ma demeure, je vis par la fenêtre un oiseau au sol, le bec ouvert… Interprétant ça comme un individu assoiffé par la chaleur estivale, je décidai de mettre une écuelle d’eau à disposition sur la table de la terrasse. Altruisme intéressé : j’espérai ainsi pouvoir leur tirer le portrait en retour, ou même simplement les observer de plus près…

Sauf qu’aucun oiseau ne vint boire à la coupelle ! Mal placée ? Trop de chats dans le voisinage ? Pas soif ? En tous les cas, je me rabattis sur d’autres créatures qui profitèrent largement de l’aubaine : les guêpes ! Voyez plutôt :

Il ne s’agit pas de n’importe quelle guêpe soi-dit en passant: c’est un poliste, probablement un poliste gaulois (Polistes dominulum/gallicum), cocorico. De quoi est-ce que je suis en train de parler ? Une guêpe c’est une guêpe, pourrait-on me rétorquer. Sauf qu’en fait, c’est plus subtil…
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Les indices d’un bon festin!  4

Laissez-moi vous raconter une anecdote. C’est une observation que j’ai faite il y a un peu plus d’un an maintenant, dans les Causses cévenols. Après une matinée à observer les vautours monter dans le ciel depuis les gorges de la Jonte, nous avions décidé de monter à notre tour, sur le plateau du causse Méjean, afin de trouver un coin pique-nique. Celui-ci consistait finalement en un pré un peu pentu, surplombant un champ fauché.

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La scène, sur le Causse Méjean

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Le mystère des orchidées albinos  2

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Cephalanthera damasonium dans sa tenue de tous les jours.

Aux oreilles des non-botanistes, le mot « orchidée » évoque souvent d’exotiques créatures aux mœurs exubérantes, une image relayée par les innombrables Phalaenopsis et autres Cymbidium vendues par les fleuristes. Pourtant, avec plus de 120 espèces, cette famille se rencontre facilement sur le territoire métropolitain. Beaucoup moins commun en revanche, certaines de ces orchidées dévoilent en de rares occasions un aspect étonnant de leur personnalité aux promeneurs chanceux. Une curiosité unique dans le monde végétal que le Saule vous invite à découvrir…

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Sur ma terrasse  0

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Un rougequeue noir

Sur ma terrasse, il y a des rougequeues, des noirs. Pas beaucoup, un de temps en temps qui longe les tuiles et les barres de métal des balcons, aux prises parfois avec le moineau du coin. Parfois une femelle, parfois un mâle, les deux toujours curieux mais toujours inquiets. Sauf quand ils dorment sur le cadre de la fenêtre du voisin, alors on se relaxe tout les deux en regardant les étoiles, emmitouflés dans la torpeur du soir languedocien. Oh, ce ne sont pas grand chose ces rougequeues finalement, s’ils disparaissaient entre deux tuiles le monde de ceux qui les regardent ne seraient pas si différent.

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Un gros goéland (leucophée)

Sur ma terrasse, il y a le gros goéland d’en face. Il est là, il surveille ce qu’il se passe, la tête dans les martinets. Nos regards se croisent souvent quand il fait quelques tours en planant avant de rejoindre son antenne râteau. Il prend des airs, de l’air et lance un appel tout d’un coup pour crier au monde quelque chose, et je suis bien embêté car le plus souvent je ne vois pas bien où il veut en venir. Je crois que son voisin humain du dessous non plus car il lance des regards rageur vers le ciel. Il serait bien content d’être plus tranquille apparemment, il faut croire qu’il a ses dimanches sabordés par des cocoricos de la côte.

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